Monstre des chemins | 40

vendredi 30 octobre 2015, par sebmenard

texte fusionné avec le monstre 28

Je suis un monstre des chemins quand je guette le soleil au matin et d’air frais — s’engouffrent dans ma cabane de monstre des chemins poussière et insectes et corps — je suis un monstre des chemins quand je me jette dans la flotte au bout de l’Europe — au bord des fleuves — contre les mers — je suis un monstre des chemins devant un feu dans quelles collines bulgares un soir d’août et chaud — je suis un monstre des chemins quand je cherche une route et une douche après combien de bornes — de monstres — de chemins — je note dans un carnet des mots des pistes comme on suit un bête — je suis un monstre des chemins quand je regarde les vents souffler les herbes et le soleil disparaître là-bas — je suis un monstre des chemins quand plus rien ni plus personne ne bouge et que la nuit vient sans doute — je suis un monstre des chemins dans la poussière et le silence — une cabane et le vent.

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