Monstre des chemins | 41

vendredi 6 novembre 2015, par sebmenard

On est dans une chambre sans doute et la traversée des continents on la connaît de nos jambes — et suée on en dessine encore des trajets — quand à travers la fenêtre ouverte une voix nous traverse qui repète un même mot seul mot combien de fois — et qui dit qu’il y a du maïs à vendre on met combien de temps à le comprendre nous les monstres nos têtes toujours imaginent de nouveaux chemins — mais calmes et tranquilles écoutent ceux qui sont là se dessinent — en silence et à l’intérieur — aussi — les lieux de nos cabanes — et du maïs.

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