Monstre des chemins | 36

jeudi 17 septembre 2015, par sebmenard

Alors quand le soir vient tout se fait noir et nous finissons par éteindre un feu une lampe — les bêtes elles sont les dernières pour se tenir éveillées et l’une au moins veille sur nous — on se dit qu’elle veille sur nous — mais d’un coup d’hurlades toutes s’agitent et courent peut-être pleurent — ont senti peut-être bête sauvage un animal venu là pour quelle découverte — bruits de pas — cris — gueuleries — elles essaient les bêtes de se faire peur à qui font-elles peur l’une après l’autre de bêtes nous on cherche le nom des monstres et de nos histoires — on dessine des chemins — on lance des dès.

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