journal permanent | 18 novembre 2013

lundi 18 novembre 2013, par sebmenard

Dans le train du matin qu’est-ce qui me retient de ne pas dire à mes deux voisins que non — tel parti de droite n’est pas acceptable — émet des idées racistes ce qui est encore (heureusement) un délit et non pas une opinion voilà très exactement et puis cette violence des riches — est-ce qu’ils la sentent est-ce qu’ils ont prévu le retour du boomerang pleine gueule bientôt — mais je ne dis rien — presque rien.


La sensation de l’air frais contre la peau contre les joues contre les mains — en remontant la ville après la journée et usé — cette sensation très exactement — ça me remonte pleine tête le début de l’hiver dans les plaines de l’Est (ceci est un livre) — et alors on attendait les neiges et puis ensuite le souvenir très exact du froid cette morsure vraiment presque brûlure au fil des jours — la peau sèche des jours froids qui se sont suivis — et comme on aimerait encore cette sensation.


Une fois de plus au fil du temps et du rythme du boulot des écritures s’installent entre temps — dans les espaces libres — peu à peu elles s’accrochent : impossible d’écrire à un autre moment — les 36 poèmes par exemple : des morceaux dans la fatigue — des trucs qu’on écrit comme ça sous l’impulsion des nerfs — nervures — on utilise peu ce mot (vérifier chez Antoine Emaz : presque sûr que ça serait complètement différent) (dans les journaux par exemple — parce que je les ai sous la main dans la machine — Cuisine : 1 occurrence — Cambouis : 0 occurrence — surprenant comme on construit en représentation le texte des autres) (et si je pouvais disposer de tous les textes d’Emaz dans la machine — pour y retourner dès que l’envie n’importe où) (que ferait-on des livres d’artistes et textes accompagnant des oeuvres).


Zenzile : valeur sûre en terme d’énergie si jamais baisse d’après fin de journée en regardant le salaire et le compte en banque — Modus Vivendi.

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