journal permanent | 10 octobre 2020

samedi 10 octobre 2020, par sebmenard

Invité hier à partager la scène avec un duo d’ami : guitare et n’goni — A. dit qu’il s’agit de venir avec la voix avec les textes comme avec un instrument et c’est bien ça qui se déroule et dans une grande écoute mutuelle, réciproque — une petite vingtaine de personnes présentes plongées dans une écoute profonde et douce et souriante et bouche-bée — G. que je rencontre un peu plus tard dit que c’est Giono dans L’homme qui plantait des arbres, le poème, et donc : dix années de travail pour s’en convaincre et se trouver libre d’être là, libre à dire, libre de prendre voix quand c’est prendre voix — plus tard le trio Matin brun (c’est son nom) guitare basse saxophone plein de montées hypnotiques et transes, quelle claque.


À la question tu fais quoi dans la vie, trouver une réponse. Hier, j’ai dit : « Quelques jours par semaine, j’accompagne des adultes migrants. D’autres jours, je m’occupe de mon fils. Je m’occupe d’un jardin, d’un potager. Je lis, beaucoup, toujours. J’écris. Je dis. J’écoute. C’est ça, la vie ? »


La route, la nuit : l’expliquer ? mais aussi que c’est dans ça que vient écrire. Et donc le faire.

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