journal permanent | 8 février 2014

samedi 8 février 2014, par SebMénard

J’avais envie de remercier Joachim Séné : c’est comme si quelqu’un avait dit tiens j’ai préparé un site magnifique tu peux écrire dedans mettre des _zimages et en plus vous êtes plein tous à faire ça (imagine un jour les voix hautes de tous qui voyagent sur une carte immense projetée sur le mur d’une usine désaffectée).


Pour savoir quand je suis allé à tel endroit j’utilise la bibliothèque d’images et j’y navigue à travers Aperture (ça pourrait être autre chose peut-être même que le Finder pourrait suffire tant qu’on a les images en accès) (mais rapidité aussi en passant par les mots-clés) (on pourrait mettre les mots-clés directement dans les fichiers) (se renseigner un peu plus sur le développement RAW : est-ce que l’outil qu’on utilise modifie l’image.


Impression qu’il y a des lieux où les choses se cristallisent (Borşa par exemple) Voineasa aujourd’hui en écrivant l’oloé – mais la maison à Ramallah encore le bout du bras de Sulina dans le Delta – lieux où il faut retourner régulièrement (je n’ai pas ces lieux proche) (je ne sais pas les trouver peut-être)


Le mot sérigraphie chez François Bon (j’ai toujours rêvé d’avoir une machine à sérigraphie – une fois on avait fabriqué des tee-shirts avec une bande de potes comme ça – les possibles sont immenses) mais surtout le rêve d’un lieu de l’écriture – (qu’on y mette y fasse aussi de la sérigraphie et ça serait quelque chose) : inventer cet endroit (le rêver).


À Voineasa tu as vu les pluies des Carpates – à Voineasa tu as vu le sang d’une bête deux fois au moins tu as vu la couleur d’une nuit fraîche d’août et celle d’une nuit froide d’automne tu as vu un arc-en-ciel et tu te souviens de sa voix quand elle appuyait sur le déclencheur – à Voineasa tu as commencé par écrire dans un carnet Voinesea et tu ne savais pas comment prononcer ce mot – tu avais 19 ans et tu étais dingue comme les autres autour – à Voineasa une nuit tu étais aventurier et tous on s’y croyait et on le criait sous les pluies – à Voineasa tu as noté les mots Lac Vidra Lac Vidraru Lac Vidru et tu as appris des années plus tard la vérité – à Voineasa un type a dit un jour que c’était ça sans doute pour toi il fallait écrire c’est là que tu étais – à Voineasa un jour tu as dormi dans la tendresse et dans une chambre chaude avec boiserie et peaux de bêtes – tu as marché dans la tendresse entre les eaux gelées les baraques et les fumées – tu as écouté dans la tendresse une voix tu as regardé longuement et lentement les lieux – aujourd’hui te souviens-tu ce que tu as lu à Voineasa te souviens-tu ce que tu as écrit à Voineasa te souviens-tu des images à Voineasa te souviens-tu de Voineasa.

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