Accueil du site > Carnets | SebMénard > vociférations > Génération poussière > On était cette génération poussière | 4 (les lâches)

On était cette génération poussière | 4 (les lâches)

mardi 14 août 2012, par sebmenard

Ce texte est actuellement retiré de la série Génération poussière mais reste disponible à la consultation.

seconde version

(...) On était cette génération qui regardait le grand ensemble s’effondrer et le répétait sans cesse — on nous disait c’est comme ça le monde — et que certains en crèvent alors on devait se tare (et on se taisait en fait — tous on se taisait en fait plus personne ne parlait jamais ou bien ça résonnait — ça résonnait contre les parois ça se cognait aux parois les voix et les lâches alors)

Les lâches on connaissait tous des lâches — ceux qui s’étaient dit faut survivre et qui allaient seuls dans un quelque chose on aurait dit une jungle — ceux qui regardaient d’en haut voilà les lâches certains — ils pouvaient bien vendre des armes acheter des terres fertiles ou bien distribuer des poisons doux — ils dormaient encore et bien les lâches — ils fermaient les yeux le soir heureux les lâches — ils se levaient le matin et contemplaient le monde les lâches — et tout le reste c’était la poussière le vent (...)


première version

(...) On était cette génération qui regardait le grand ensemble s’effondrer et le répétait sans cesse — on nous disait c’est comme ça le monde et que certains en crèvent alors on devait se taire (et on se taisait en fait — tous on se taisait en fait plus personne ne parlait jamais ou bien ça résonnait — ça résonnait contre les parois ça se cogne aux parois les voix et les lâches alors).

Les lâches on connaissait tous des lâches — ceux qui s’étaient dit faut survivre et qui allaient seuls dans un quelque chose une jungle — ceux qui regardaient d’en haut voilà les lâches certains — ils pouvaient bien vendre des armes acheter des terres fertiles ou bien distribuer des poisons doux ils dormaient encore et bien les lâches — ils fermaient les yeux le soir heureux les lâches — ils se levaient le matin et contemplaient le monde les lâches — et tout le reste c’était la poussière le vent (...)

SPIP | squelette | | soutenir les auteurs | ISSN 2495-6910 | Suivre la vie du site RSS 2.0