journal permanent | 16 mars 2021

mardi 16 mars 2021, par sebmenard

le rêve d’un temps libéré de toutes obligations contractuelles, de toutes obligations… quelque chose qu’on assume de quelle manière ?


à l’ouverture de L’éloge des voyages insensés de V. Golovanov, tu sais, cette liste du Livre du Grand Tracé (1627).

De Tchochi, 15 verstes : la petite rivière Goloubnitsa ; de la Golobnitsa, 15 verstes : la rivière Perepousk.
De la Perepousk, 20 verstes : la rivière Vijas ; de Vijas, 27 verstes : la rivière Vama.
De la Vama, 10 verstes : deux rivières toutes deux dénommées Snapnitsa.
Des Snapnitsi : 30 verstes : la rivière Poïassa.
De la Grande Pierre, par la côte jusqu’à la mer : 230 verstes.
(…)


bon, c’est pas une question de voyage : c’est quelque chose à propos de l’insensé, d’accord, la folie peut-être, les espaces vides…


soir

rincé de pleine journée
rentré vite le long du fleuve

grosses jambes
vent

la silhouette du vieil homme au baton
il remonte le « chemin du Cellier »

voilà :

je cherche encore comment nommer
mes alentours immédiats


Car le plus souvent écrire c’est : attendre et être prêt. Attendre longtemps tout en restant prêt. Puis, « quand elles surgissent », être là.

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