Monstre des chemins | 32

mercredi 2 septembre 2015, par sebmenard

On roule avec le mot buffalo en bouche et leurs ombres au pied des arbres nous rappellent quelle chanson lente et douce — on a la sueur et la poussière des buffalos — on a des histoires dans la tête comme en bouche on a plus d’histoires que de mots et parmi les monstres — on ne sait plus qui est buffalo qui est monstre pourtant — dans une odeur de paille de fiente de lait et de bête on s’endort — là sans doute quelqu’un monte et rêve sur le dos des buffalos — un autre dans un regard de bête sale bête assez bête pour nous dire dégage — il ne sait rien — du nom des buffalos — des chemins — des monstres.

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