journal permanent | 29 août 2020

samedi 29 août 2020, par sebmenard

Allongé dans l’herbe sur un pare-soleil en aluminium acheté en Roumanie (c’est bien ça ?) il y a… huit ans ? Je remercie en pensée cette amie lointaine (elle vit, je crois, aux dernières nouvelles, en Estonie) pour cette idée : un matelas isolant du sol, est-ce très différent d’un pare-soleil ? L’océan s’engouffre dans le sable, à moins qu’il ne s’agisse de mon ignorance. Je pose encore un livre sur le pare-soleil et le protège de cette humidité du soir, voilà, il est 23h, soir d’août, 3/4 de lune, je bois une tisane woman balance dans le noir, je viens de finir, à voix haute, La sauvagerie (je lisais pour moi, pour les herbes, les arbres, les vents, tous ceux que je ne sais voir…), à la lampe frontale. Je pense à mon ami A. — lui offrir quelque chose, pour la route ? J’ouvre Croire aux fauves. Je recopie, Empédocle : « Car je fus, pendant un temps, graçon et fille, arbre et oiseau, et poisson perdu dans la mer ».