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jeudi 25 juillet 2019, par sebmenard

solitude du matin, du vélo, de la nuit, du transport, solitude — solitude solitude — la solitude c’est les cris des bêtes la nuit, ceux de tous, ceux de nous et de moi, ceux des chiens — puis par exemple l’idée de garder le feu du ciel, vers l’ouest, au soir venu, tout ça contenu dans la même solitude et solitude comblée autant que possible lisant Duras, lisant Marie-Andrée Gill et cette ligne de mots comme une ligne de basse sur laquelle laisser couler la solitude — une simple question de temps, de calme, de respiration, de patience.

nous nous baignons dans le mal de vivre de l’asphalte chaud
en attendant de trouver la parole habitable
ou de gagner quelque chose au gratteux
pour partir dans le bois pour toujours

Marie-André Gill, in. Frayer.

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