journal permanent | 12 mars 2018

lundi 12 mars 2018, par SebMénard

 « Les mousses, les mousses, les mousses et les talus enfoncés. »

(Karl Dubost)


Ai tourné autour différentes pistes. Rien aboutir. Ça.

me suis mis à changer les pneus de vélo.
ça fait quasi bien.

quelques dizaines de minutes les mains dans la terre.
être là.

voilà.

beaux lombrics
insectes assez nombreux
vie revenue
dans ce petit coin


ça s’écrit
c’est dans le matin
dans le soir
quand on est prêt à écouter
peut-être


le son de la porte métallique du garage
et quinze cailloux récupérés au jardin


Je me sais bien dans un entre-deux. Textes qu’on traîne sur combien d’années, combien de kilomètres ? C’est une question de temps. En ce moment, celui des expositions (lectures, rencontres, ateliers, etc.) — et puis le temps d’engranger aussi (activité alimentaire en sus de tout cela) — mais il faut, c’est vrai il faut… Après reviendront d’autres temps, probablement. Finir ce récit, puis s’autoriser à partir ailleurs dans la note, le journal, langue bazardeuse, et enfin cet autre lieu plus étrange, dont j’ai eu la trace à l’automne (et encore : cette maison désormais détruite !)


Soir à écouter le vent s’engouffrer dans la chambre (la petite fenêtre est orientée sud-ouest).

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