journal permanent | 20 février 2018

mardi 20 février 2018, par SebMénard

Les fèves, les aulx, les oignons et les échalotes attendent encore. C’est beaucoup trop humide. Enlever ce tas de paille probablement. Laisser prendre un peu d’air. Ce sera déjà ça pour les fèves. S’occuper des autres ensuite (les poèmes).


démarrer l’automatisme
du matin ou de leur suite
et tout ira bien bien j’attends
j’attends
j’attends le lever de soleil :

 « Le lever de soleil, c’est le moment parfait pour se dire qu’on va sûrement trouver le moyen d’aider quelqu’un qui vous est proche et dont on pense qu’il a besoin de votre aide, même si lui est persuadé du contraire. Au lever du soleil, tout n’est pas clair peut-être, mais tout est lumineux. »

La rivière du sixième jour, Norman MacLean, éditions Deuxtemps Tierce pour la traduction de Marie-Claire Pasquier de 1992


enfin faire les gestes
répéter les gestes
craquer l’allumette. laisser l’eau chauffer.
couper des fruits.
écouter le café sortir.
verser le lait végétal dans la casserole. cinq à six cuillères de flocons d’avoine.
le café est sorti : poser la casserole sur le feu.
attendre encore. servir le café. boire quelques gorgées
doucement doucement.
glisser les fruits coupés dans un bol pour AC.
écouter les trains passer dans la nuit.

laisser, repousser, évacuer
toute inquiétude
toute tentative de
toute évocation du jour à venir laisser laisser.
laisser ça pour plus tard.
être là. être là maintenant.
être ici et maintenant.

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