journal permanent | 7 septembre 2017

jeudi 7 septembre 2017, par SebMénard

Apparemment il y a des Lieux sûrs chez Marie Darrieussecq (pas lu). Comme chez Jean-Pascal Dubost. Mais ce ne sont peut-être pas les mêmes. Il y a des loups aussi. Mais de faux loups. Y a-t-il des sangliers ? (« je suis en train de sanglier »).


 « Et ça ne s’écrit pas en forme d’histoire : ça se rassemble comme l’animal fait son trou et le tapisse. »

Dans Les outils du roman (Malt Olbren).


Je suis un monstre des chemins. L’impression de traîner ce truc sans pouvoir m’en débarrasser. Glue. Il y a quelque chose à dire qui ne se dit pas. Je vais le reprendre, je vais le reprendre.


 « il existe un lien entre la réalisation de soi au travail et la domination, la première étant mise au service de la seconde, que cela soit intentionnellement orchestré par les directions ou non. Dès l’instant où l’on travaille pour la firme capitaliste, le plaisir que procure notre activité contribue à nous rendre plus productifs et consciencieux, profitant in fine à l’entreprise tout en faisant — plus ou moins partiellement, bien sûr — oublier la domination.

(…)

 la critique sociale ne peut plus se satisfaire d’une grille de lecture en terme de luttes de classes. Elle ne peut se contenter d’espérer une victoire de la classe du travail sur celle du capital, car désormais tous les sujets, qu’ils soient dominés ou dominants, ont intériorisé au plus profond d’eux-mêmes les catégories capitalistes, celles de la concurrence, du travail, du marché et de l’argent. C’est donc d’abord de ces catégories-là, présentes en tout un chacun, qu’il importe de s’affranchir plutôt que d’espérer encore remporter le combat de la classe des travailleurs sur celles des capitalistes.

Gaetan Flocco, dans la revue Ballast.

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