journal permanent | 17 octobre 2016

lundi 17 octobre 2016, par sebmenard

À écrire ce texte commencé la semaine dernière (lointains & possibles). S’agit de faire ça lentement. En 2014 le journal — la sorte de journal (avec commentaires et élagages massifs et sélections) (et belle langue) — de JP Dubost évoque l’année 2008 (2007 ? — n’ai pas vérifié — et ce n’est pas dit semble-t-il). Le temps. Mais il faudra aussi ménager l’espace pour notre Est lointain. Une fenêtre de deux ou trois jours. Un autre passage. Il y a beaucoup de pistes ouvertes et j’attends un coup de téléphone.


Aucune explication au désir de route. Envie de reprendre la. L’ensemble de textes Il faudra repartir c’est du Bouvier étonnant. Du Bouvier à 18 ans. Du Bouvier à 55-60 ans. Du Bouvier qui dort à l’hôtel Sheraton. Du Bouvier à travers la France pour la projection d’un film qu’il n’a pas tourné. Textes, poèmes, notes, journal, impressions. Repérages.


Il est encore trop tôt pour se demander si lointains & possibles est un bon titre. Au soir : ai fini par baliser l’ensemble. J’ai toutes les pistes là. C’est une question de temps et d’équilibre. Tout doux.


Il faut que je le note ici aussi — dans le journal de Guillaume Vissac :

 « Au début, nous plaisantions au sujet de nos barbes de trois jours, puis nous nous traitions carrément de barbus. Aujourd’hui, nous ne rigolons plus. Nos barbes traînent sur le sol, nul besoin de balayer. Il suffit de faire un aller-retour dans la pièce. La poussière s’installe par couches et nous traçons des mots au sol. On dirait des lettres formant le mot « mort » comme mes biscuits dans le bol de lait du petit déjeuner. »

(qui est une « contribution mentale au traité des poussières »).


Écrire à plusieurs oui. Et que s’effacent les noms, les traces. La possibilité de repasser là ou l’autre était. Ça se présente sous la forme d’un fichier, c’est propre. Blanc alentour. Le texte grandit. On peut laisser exploser. On est libre. C’est un travail de la limite. Les premiers textes donnent le ton, doucement. Ça peut hésiter. C’est l’intérêt. En back-office : chacun sait qui écrit quoi (un code couleur, une variation de police par exemple). En mode lecteur, cette différence n’existe pas. Pas de contrainte temps, publication : le monstre grandit à son rythme. C’est un monstre, forcément. Véritable expérience limite limite de l’écriture. On peut tout s’autoriser : du journal, de la pensée, des chants, des morceaux de récit, des débuts de fiction, des dialogues. Parce que l’écart est énorme. Juste, qu’il s’agisse d’un cri, au sens où l’ensemble a sa propre nécessité, actuelle. (et si un flux RSS reprenait chaque partie nouvellement créée ?)

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