journal permanent | 6 mai 2016

vendredi 6 mai 2016, par sebmenard

Moskorzew (Perzyny) — Alfonsow (Paradyz)

93km.

Beau temps. Nuages blancs qui vont bien sur les images.

Vent de face. On lâche rien mais bien compris que ça allait durer encore plusieurs jours (qui connaît une carte des vents dominants).


Notre route on l’a prise sur Internet sans savoir où elle nous mènerait (enfin si — sans savoir comment plus tôt) — il suffit de taper Cracovie - Varsovie dans bikemap par exemple — et donc on roule comme ça — ça nous permet de traverser le pays par des petites routes — parfois des pistes — parfois on se plante — on doit revenir en arrière — les villages défilent et il n’y a pas de grande direction à suivre — c’est ça le truc — tu peux pas faire sans la carte — tu dois toujours la regarder — parfois à la sortie du village c’est pas la route qu’il faut prendre mais la dernière rue à gauche — puis directement à droite — par exemple — c’était le cas ce soir après Paradyz — nous on a suivi l’asphalte — traversé une forêt — et puis la nuit venait — alors voilà pourquoi il y a quelques dizaines de mètres entre le lieu de la nuit et la route — voilà pourquoi les moustiques peut-être aussi (on imagine une fiction les moustiques seraient les seules maîtres à bord ils mangeraient tous les humaines et après que feraient-ils) — voilà pourquoi les trucks et le son des pneumatiques sur le goudron — par exemple et entre autres moultes choses choses.


Du chou rouge dans les pâtes ça fait des pâtes bleues.


Je vois bien que je cherche une porte d’entrée — quitter les villes oui mais il faudrait être plus clair — ça voudrait dire qu’il y ait des personnages quelques chose comme ça — non ça voudrait dire qu’il faut que tu laisses ça venir et vraiment.


je suis un monstre des chemins : le truc ça serait de te relire.


Lire : L’enterrement — François Bon.

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