journal permanent | 11 décembre 2015

vendredi 11 décembre 2015, par sebmenard

Une très intéressante lecture (à propos des 14 tracks) :

Le recueil de Sébastien Ménard est étrange : je ne sais quoi en penser. Il, s'agit d'une poésie abstraite. Les bêtes sauvages telles que les ours ou les loups y reviennent souvent. Je pense qu'ils sont une métaphore de la part sauvage, féroce de l'homme. La figure de "L'homme qui marche seul dans la nuit" y revient souvent également, tout comme la nuit elle-même. La nuit est l'ignorance des hommes, l'homme qui marche seul est le poète. D'autres éléments tels que le feu, la neige, les bois, les huttes, se retrouvent d'un poème à l'autre, et parfois aussi les femmes. Maintenant je soupçonne certains poèmes d'être une métaphore de l'acte sexuel : notamment le poème "Alors on chercherait la bête en nous" et "Ici" pour être précise. Il n'empêche que ce sont de très beaux poèmes, dont certains nous plongent dans une ambiance rurale moyenâgeuse, ce qui n'est pas pour me déplaire.

Très surpris par : « poésie abstraite » — « métaphore de l’acte sexuel ». Aime beaucoup l’ « ambiance rurale moyenâgeuse » — mais préfère considérer que tout ça a bien eu lieu ici et maintenant (et non pas que le moyen-âge n’ait pas eu son ici et maintenant) (il était peut-être même encore plus intense — encore plus ici et maintenant) — car tout a bien eu lieu — ou presque — quasiment — et arrivera.


Sinon : des caméras de surveillance.

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