journal permanent | 25 août 2015

mardi 25 août 2015, par SebMénard

66km.

Zvedets (Bulgarie) – Kirklareli (Turquie)

Temps chaud mais accompagné de l’air frais de montagne – au soir dans la ville presque froid et la nuit là (nous ne sommes plus habitués à vivre la nuit dans les villes).


Réveil dans ce creux de la montagne où nous avons dormi — j’écris Voir des chevaux sauvages : je sais que c’est notre départ de cette année qui a permis de déclenché cette série — je sais pourtant qu’elle réunit beaucoup de pistes — et que c’est du récit (enfin ?) — je ne suis pas sur d’écrire de nombreux textes pendant notre période mobile — mais c’est le temps de prendre des notes — on reprendra tout à l’hiver.


Comme les routes doucement s’éveillent : des dernières bagnoles du soir à notre endormissement — pas certains que beaucoup passent pendant ce temps — puis quand le jour vient comme ça reprend doucement — lentement — jusqu’à la régularité des heures du jour — la nuit nous est toute entière alors — et nous avons observé hier les étoiles depuis notre coin de petite montagne (mais la lune si forte).


En filant vers ce col à presque 700 mètres pour quitter l’Europe et connaître les bords de l’Europe – pas doute : on est bien aux bords de l’Europe et certains sont là dans leurs engins qui roulent et gasoil pour chercher quelques humains – ils les traquent en fait on dit chasse à l’homme carrément – et donc des girophares éteints mais tout de même girophares des barbelés des trucs comme ça (cette chanson c’est Bachar Mar-Khalifé et Kid-A) – et nous avec notre passeport justement parce que c’est celui-ci on file.


On débarque dans une ville de l’Est et c’est tout un monde qui saute alors.

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