Monstre des chemins | 17

jeudi 16 juillet 2015, par sebmenard

On traverse le fleuve à bord d’un bateau et regardant le soleil dans les yeux — on entend quelque chose un bruit de diésel et de flottes — sur l’autre rive on trouve un panneau et on lit des bornes — pleine puissance dans un défilé d’arbres de flotte et de ciel — on arrive dans une ville et on trouve une femme — elle raconte des histoires d’ici des histoires d’avant — dans la nuit presque là déjà de se main elle montre un coin pour nos fatigues — nous on fait un feu et nos peaux sentent ce qu’elles doivent sentir — on s’endort là — sur la rive à côté des eaux parfois secouées les sables et nos souffles — avides — doux — et sauvages.

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