journal permanent | 9 juin 2013

dimanche 9 juin 2013, par sebmenard

Arnaud Maïsetti réagit aux évènements récents et cette façon de le dire c’est fort :

Le garçon est mort, et peut-être qu’il l’a su, qu’il allait mourir et qu’il a eu très peur, et qu’il ne pensait plus à rien d’autre qu’à cela, ni à l’organisation de la domination économique, ni aux spoliations des terres des paysans dans les pays du sud, ni aux lapidations des femmes, aux lynchages des homosexuels, aux barques qui se renversent remplies jusqu’à la gorge de réfugiés de guerre, aux prisons chinoises, aux couloirs de la mort au Texas et en Iran, à rien de tout cela, et qu’il tombait lentement une dernière fois, et pourtant, tout cela en lui tombait aussi.

Ce que je retiens de ce texte de Thierry Crouzet c’est le lien entre l’air frais et l’ouverture — ou quelque chose dans le genre :

Je fais des footings un jour sur deux, ou presque. Et je me rends compte que mon corps se tend, se redresse, que je vois plus loin. J’imagine qu’une population moins souffreteuse serait plus optimiste, plus tournée vers l’avenir et qu’elle accepterait plus facilement de se saisir des idées politiques émergentes.
Je n’ai pas encore la preuve d’un lien entre santé publique et santé du monde mais cette intuition me tient en alerte durant l’écriture de L’homme qui l’ave les mains.

En fait je devrais aussi faire une rubrique nature — qui pourrait se décliner en plusieurs sous-rubriques — mais partager cela c’est autant que partager des mots des connaissances — ce qu’on peut faire avec la nature — comme elle nous tient.


Sinon quoi : le train le ciel gris — courir — la tendresse.

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