journal permanent | 30 mai 2013

jeudi 30 mai 2013, par sebmenard

P71 Guibert photos de voyage (le regard et la frénésie) :

EXEMPLE DE PHOTO DE VOYAGE
 
À l’arrivée d’une une ville inconnue correspond une espèce d’excitation de l’oeil, de mobilité, de fringale visuelle : la joie d’un regard « déshabitué » (autre la lumière sans doute, et autres les visages, autres les architectures, autres les lettres des magasins et des publicités). Le Lendemain de l’arrivée, j’utilise trois rouleaux de pellicule, mais je mets trois jours à finir le quatrième rouleau... Pour moi la photo de voyage est une espèce de dynamique, d’hystérie qui se dégonfle très vite.
 
(...)

Je vais écrire quelque chose sur la photographie avec les images de l’année passée (mais pour qui tu te prends mais tu dis vraiment n’importe quoi) (il faut se prendre pour quelqu’un d’autre il faut y croire — se souvenir de cette conversation avec A. pour un récit) — lien dans le mot — mais aussi repenser à ça à propos d’E. et du voyage permanent.

P96 à propos de photographier les gens aimés — retrouvé ce passage très précisément :

— Ne photographie que tes extrêmes familiers, tes parents, tes frères et soeurs, ton amoureuse, l’antécédent affectif emportera la photo...

Temps mort et vide à regarder les gens leurs pas


Tester un om-d un xe-1 ou un x10 ou même x20 quand le x20 sera — pour voir cette différence reflex / compact hybride (non dans les mains c’est le x-pro le must) — d’ailleurs Hervé Guibert :

la brutalité directive du 24x36

et puis à propos de l’appareil :

LE PETIT OUTIL
 
- Ècoute je n’ai pas choisi cet appareil, mais il m’a convenu. Il n’est pas lourd, il peut se mettre dans la poche, on peut le passer sans problèmes dans des endroits où il n’est pas bienséant de prendre des photos. Mais surtout j’aime qu’il ne fasse pas sérieux, comme tu dis. Il n’instaure pas avec les gens qu’on photographie ce rapport sérieux, professionnel, rentable. Il n’impose pas.
- Tu veux dire qu’il gruge encore mieux les gens...

Dans le train retour j’écoute les quelques trucs que nous avons enregistrés avec A. il y a quelques semaines — on n’avait rien bossé à l’avance et on ne sait pas ni l’un ni l’autre vraiment faire tourner la machine pour enregistrer mais c’est pour ça sans doute que c’est notre truc aussi — c’est plein de défauts (je parle pour la voix je ne vois pas les autres) et c’est très bien comme ça — juste cette chose c’est tout à fait exaltant et on pourrait travailler énormément c’est sûr — un jour sans doute on fera ça oui — c’est surtout que le faire à plusieurs c’est tout de suite une richesse qu’on ne soupçonne pas justement parce que c’est dans le temps d’écoute et de partage que ça créer.


Gloups Guillaume Vissac dit ceci dans son journal :

En relisant mondeling me suis rendu compte avoir subi l’influence de Seb Ménard dans le rythme des phrases. Bonne surprise. L’envoie enfin à Christine pour relecture et ferme tout le fichier l’écran l’ordi tout.

Je le garde comme un point positif — après tout il a écrit bonne surprise — et vrai que j’ai plus souvent entendu l’inverse — que l’exigence du rythme de la ponctuation rendait la lecture difficile — et parfois incompréhensible sans voix haute.


Je ne vois pas pourquoi je n’y ai pas pensé plus tôt : un fichier par mois et puis zou — à chaque fin de mois j’archive le fichier .txt — et y’a pas plus simple.


Le soir j’essaie de relire des trucs à voix haute — pas grand chose ne tient debout — s’écroule là dans les mots comme à l’intérieur — la lecture voix haute c’est un truc que je ne maîtrise pas c’est sûr — mais me fascine c’est sûr.

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