journal permanent | 8 février 2013

vendredi 8 février 2013, par sebmenard

Je suis au travail et je ne travaille pas — je suis au travail et je mets en ligne le journal permanent sur notre site — je regarde le tas de feuilles à côté et je n’y touche pas — je cherche des sons pour la radio ce soir — je pense à toutes les parties du site — ça veut dire tous les textes que je souhaiterais reprendre — je pense à cette création graphique qu’un ami de longue date m’a demandé — et que donc nous construisons doucement pour l’aider à lancer sa boite — je suis au travail et je ne travaille pas — ce matin j’ai causé de Verlaine et de Gainsbourg et c’était incompréhensible — ce matin le train a pris 45 minutes de retard sur un trajet qui en comporte 45 — je mets en ligne ce texte qui dit qu’il faut changer quelque chose et c’est sans doute vrai — je pense à elle qui est à cinquante kilomètres et qui travaille elle aussi — je pense à beaucoup de choses — j’aimerais avoir le temps d’écrire là maintenant l’ensemble de ces choses — décaler d’une heure par exemple le moment de dire les choses suffit parfois à les faire disparaître — c’est peut-être cela vivre — dire l’essentiel — très exactement — prendre le temps de dire l’essentiel.


Le soir : bières — radio — vin naturel — nuit.

3 Messages de forum

  • journal permanent | 8 février 2013 9 février 2013 19:47, par HK/RL

    Je suis au travail et je ne travaille pas

    ah c’est du propre ça ! tout fout le camp !

    mais on pourrait inverser l’énoncé :

    « je ne travaille pas je suis au travail »

    est ce que ça irait mieux ?

    remember l’étymologie de ce « travail » (rien que d’y penser ça te fout un gros coup de flegme !!!)

    TRAVAIL, , subst. masc.
    Étymol. et Hist. A. 1. 1130-40 traval d’enfant « douleurs de l’accouchement » (Wace, Vie de Ste Marguerite, éd. E. A. Francis, 645) ; 2. ca 1140 « tourment » (Gaimar, L’Estoire des Engleis, éd. A. Bell, 16) ; 3. fin xiies. « fatigue, peine supportée » (Moniage Guillaume, éd. W. Cloetta, II, 5205). B. 1. a) Ca 1130 « peine que l’on se donne, efforts » (Lois de Guillaume, éd. J. E. Matzke, 28) ; 1209 (Guiot de Provins, Bible, éd. J. Orr, 2305) ; b) mil. xiiies. « peine que l’on se donne dans l’exercice d’un métier artisanal » [associé à painne] (G. Fagniez, Doc. rel. à l’hist. de l’industr. et du comm. en France, t. 1, p. 204 ds Gemmingen Arbeit, p. 104) ; 2emoit. xiiies. (Dit des Fevres ds Jongleurs et trouvères, éd. A. Jubinal, 129 ds T.-L. : De lor labor, de lor travail Vivent les fevres lëaument) ; 2. a) 1362-63 désigne le résultat de l’activité accomplie (Dehaisnes, Doc. [...] concernant l’hist. de l’art dans la Flandre, t. 1, p. 445 ds Gemmingen Arbeit, p. 107) ; b) 1676 « qualité de l’exécution d’un ouvrage » (Félibien, p. 760) ; 3. 1600 « activité professionnelle quotidienne nécessaire à la subsistance » (doc. ds H. Hauser, La Liberté du comm. et la liberté du travail sous Henri IV, p. 289 ds Gemmingen Arbeit, p. 109). C. Au plur. 1. 1611 désigne des actions difficiles, périlleuses, qui sont un titre de gloire pour leur auteur (J. Bertaut, Œuvres poét., p. 20) ; 2. 1616 « ensemble des recherches effectuées dans un domaine intellectuel donné » (A. d’Aubigné, Les Tragiques ds Œuvres, éd. E. Réaume et de Caussade, t. 4, p. 150 : je veux [...] Me livrer aux travaux de la pesante histoire) ; 3. 1721 « activités propres à un domaine technique déterminé » (Montesquieu, Lettres persanes, p. 99 : travaux des mines) ;1741 travaux domestiques (A.-C. Caylus, Féeries nouvelles, p. 571) ; 4. 1727 travaux publics (A.-M. de Ramsay, Les Voyages de Cyrus, p. 92) ; 5. 1768 travail forcé (Voltaire, L’Homme aux quarante écus, p. 72 : Il faut effrayer le crime, oui sans doute ; mais le travail forcé et la honte durable l’intimident plus que la potence) ; 1795 travaux forcés (Code pénal, tit. I, art. 6 d’apr. Brunot t. 9, p. 1042, note 3). D. 1. 1769 « modification interne que subit une matière, une substance » (Lemierre, La Peinture, p. 221 : C’est elle [la nature] qui [...] Nuance au vaste sein de la terre en travail Le jaspe, le porphyre) ; 2. 1783 « action progressive exercée par un élément, un phénomène naturel » (Buffon, Hist. nat., Minéraux, t. 1, p. 152) ; 3. 1829 mécan. (G. Coriolis, Traité de la mécanique des corps solides..., Avertissement à la 1èreéd., p. IX ds Quem. DDL t. 41 : je désigne par le nom de travail la quantité qu’on appelle assez communément puissance mécanique, quantité d’action ou effet dynamique). Déverbal de travailler*. Jusqu’au déb. du xvies. travail est souvent associé à peine (v. Gemmingen Arbeit, pp. 104-105) car le sens dominant est « fatigue, peine » qui peut avoir pour contrepartie une rétribution. Le sens de « activité professionnelle » devient très rare au xvies. pour revenir en force au xviies. sous l’infl. de travailler*. FEW t. 13, 2, p. 298, 290a ; Gemmingen Arbeit, pp. 103-109.

    • journal permanent | 8 février 2013 10 février 2013 13:07, par SebMénard

      Est-ce que ça sera un coup de flegme ou de flemme — je ne sais pas — ah ça non...

      • journal permanent | 8 février 2013 10 février 2013 19:55

        en hiver « flegme » et « flemme » coincident souvent !
        t’as les naseaux bien englairés
        et une envie véhémente de rester dans ton igloo (en acceptant même de concubiner momentanément avec un ours blanc et deux marmottes) (vive le mariage pour tous !) (en commençant par les autres)

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