journal permanent | 22 novembre 2012

jeudi 22 novembre 2012, par sebmenard

November train blues.


Et on se serait mis à écrire des blues (et ça ne serait pas des blues).


Ça pourrait se concrétiser — pour quelques mois — le boulot.


Les derniers mots de la génération poussière sont arrivés — je pense — après la série de il y a encore mise en ligne hier — et l’écho de Lucien Suel en vers justifiés — je me rends compte que la première version de ce dernier texte (je cause des derniers mots) (pas des il y a encore)— c’est ça justement — ce que je disais là — les mots mêmes les mots — c’est ceux des autres — j’avais terminé la vie la vie encore la vie — et je sais — je sais très bien — que ce n’est pas moi — et pourtant pas la première fois que j’écris ça — mais ce n’est pas moi.


Lorsque le train part c’est déjà presque la nuit — ce n’est pas vraiment la nuit mais on ne voit presque rien — plus — pas assez — comme on entre dans la bulle de l’écran alors — la page.


Copier un extrait de Tarnac, un acte préparatoire — je n’ai pas tout saisi — je préfère les livres dans lesquels je ne saisis pas tout — mais il y a quelque chose — un bruit — un bruit de voix — ça m’interpelle.


Pour le poème de 350 pages qui va surgir se laisser aller la voix — condition minimale — fou — et puis comment arriver à cet équilibre (depuis quand je le cherche) — accepter l’écrire.


Dans le soir on discute de notre projet d’exposition — il y a ses collages et ça serait bien de faire des collages — on va prendre rendez-vous à l’atelier des photographes et on fera un budget et tout sera beau comme ça.

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