combien de temps regarder une plantepour savoir la nommer ?
combien de tempsla fréquenterpour savoir la reconnaître ?
et puisc’est sans oublier que —comme le tempsles noms changent
et que tout savoirest pareil à la résine des conifères
ça coule, ça s’oxydeça colle
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journal permanent | 26 juin 2024
26 juin 2024, par sebmenard -
journal permanent | 25 juin 2024
25 juin 2024, par sebmenardà Thorigné-Fouillard —
il y a une émission des Pieds sur terre sur le remembrement, là — on en cause dans le gros chaud soleil d’ici, et puis quelqu’un dit
« se faire arracher un morceau de paysage »
ce que j’ai déjà entendu, en Brocéliande
un peu plus tard, la fête des talus
ensuite, c’est celui qui fauche ici qui prend une pause, parle de la disparition des terres agricoles au profit des activités urbaines, et puis, casser la prairie permanente, la prairie qui bouffe le carbone, la prairie (...) -
journal permanent | 24 juin 2024
24 juin 2024, par sebmenarddans le ing, la langue est molle, devant — et ce qu’on cherche, c'est une liberté, une sorte d’ouverture minimale et confortable de la bouche
dans le i-é-è-a, on cherche de la brillance (on peut mettre ses doigts sur le bord du nez)
et puis faire le gros matou, pour trouver son twangc’est doux, fort sans forcer, ça pourrait durer dix minutes, sans effort, tranquille — surtout pas d’abdo — le confort du (...) -
journal permanent | 23 juin 2024
23 juin 2024, par sebmenardavec S.peut-être avons-nousà nouveaubesoin d’être dehors ensembleet en silence
chercher du silence ensemble
se nourrir de ça
il faut du temps pour construire cette doucesérénité
être ensembleen silence
et nourrir ça
j’écoute le loriot jaunedéjà parti
resteune mélancolie
le roulis des semi-remorquesau loin -
journal permanent | 21 juin 2024
21 juin 2024, par sebmenardGuingamp —
est-ce quelque chose commel’insouciance des derniers jours ?des instants de répit ?
couché tardhier soir nous avonstant ri dans les ruessous le grand jourde la nuit de juin
nous avons tant de foisnommé ditchuchoté parfoisnotre inquiètude
couché tard dansla nuit enfin venueje me répèteque « toute les places sont provisoiressans cesse soumisesà un grand chambardement » (Claire Marin, Être à sa place)
je note, recopie, Henri Michaux, dans L’infini turbulent :
« Il a fallu larguer les (...) -
journal permanent | 19 juin 2024
19 juin 2024, par sebmenardà Guingamp —
continuertenter encore
rater et en rire — en rire tellement d’accord mais pourtant
est-ce parce que la situation est« si grave »que nous sourions si peu ?
souviens-toi pourtantun demi-sourire affiché les bovins eux-mêmes chassent les mouches -
journal permanent | 18 juin 2024
18 juin 2024, par sebmenardà Guingamp — pour La discrétion
chez Rabelais, on trouve :
1536 vivre à discrétion « vivre sans payer » (RABELAIS, Lettre à Monseigneur de Maillézais, éd. Marty-Laveaux, t. 3, p. 342)
(ou plutôt : « L’empereur, par son dict ambassadeur, leur a dénoncé qu’il n’entend point que ses gens vivent a discrétion, c’est a dire sans payer, » François Rabelais. « Les lettres écrites a monseigneur l'evêque de Maillezais (Nouvelle édition augmentée) - Arvensa Editions. »)
j’aimerais aussiretrouver ce livre d’une (...) -
journal permanent | 17 juin 2024
17 juin 2024, par sebmenardtrain vers Guingamp —
il y a une question toute simpleet y répondre serait comprendre si nous sommes bien « à notre place »la discrétion, nature naturequoi faire du paysageet nous dedans
les prairies défilent derrière la vitresans que je les voie
il y a le souvenir de Frédérique Germanaudqui me disait samedipatientant avant la lecture de Valérie Rouzeaucomme la période était dure et faited’inquiètudes et que c’était en faitune sidération vissée aux réseaux aux infos aux actusdécrocher — c’était le (...) -
La discrétion | juin 2024
16 juin 2024, par sebmenardSarah Pellerin Ott et moi-même avons la joie de passer deux semaines de création en ce mois de juin 2024. Solenn Barbosa-Dias
Nous sommes accueillis une semaine au Lieu, à Guingamp, par la Compagnie Grégoire and Co. Sortie de résidence le jeudi 20 juin, dans la salle du Lieu, en intérieur.
Nous passons ensuite une semaine à Au bout du plongeoir. Sortie de résidence le dimanche 30 juin, lors du weekend À l’orée du temps — en itinérance sur le site du domaine de Tizé ou en intérieur, selon qu’il nous (...) -
journal permanent | 14 juin 2024
14 juin 2024, par sebmenardLe bon geste, manuel du jardinier, Joël Carbonnel
faire du -ing, du m, du n, sans presse (pas de muscles !)
le i-é, é-e, e-o, avec les mains devant éventuellement, pour capter les harmoniques, mais surtout : aller doucement en passant d’une voyelle à l’autre (les lèvres, elles, ne bougent pas beaucoup)
un exercice : Mimi met ma monnaie dans ma main
et puis lire, avec intention, mais la bouche coincée dans la main
mettre la main sur le torse pour ressentir la vibration (i-u-ou) (mi, mu, (...)
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